"La Vie présente cet art de nous confronter à des situations répétitives jusqu'à ce que nous en dépassions les mémoires limitantes et en tirions les enseignements cachés, pour devenir à notre tour enseignant de la Vie."
Depuis mes 25 ans, mon corps n'a cessé de m'envoyer des appels à écouter ma voix intérieure.
La 1ère chute :
Alors que 2008 signe l’arrivée de mes premières lunes, et plus symboliquement cette transition de mon corps de petite fille pour accueillir celui d’une femme, avec cette notion de fertilité. 2008, c’est aussi l’année de ma première chute. Une chute avec mon cheval réformé des courses (Tiens, déjà une histoire de course !!). C’est d’ailleurs aussi l’année où je me remets douloureusement du traumatisme d’avoir accompagné ma mère dans son traitement de chimiothérapie, pour lutter contre son cancer du sein, typiquement féminin (…). A cette époque, habiter un corps de femme paraît si hostile aux yeux de mon âme ! Alors quand mon cheval glisse sur le bitume en mon 14è printemps, nous entraînant tous les deux dans sa chute, et que mon pied se tort dans le fossé, je ne réalise pas à ce moment-là que ce n’est pas seulement avec une entorse et un doigt de pied écrasé que je m’en sors. C’est avec la cristallisation de nombreux souvenirs soigneusement évités, comme de la poussière cachée sous le tapis. La cheville soignée, moi remise sur pieds, remusclée, j’ai cru que je continuerais la voie, à cheval ou à pied, sans embuches, quitte à serrer les dents si besoin. J’ai « tracé », croyant me sécuriser : diplômes avec mention , Hypokhâgne, Khâgne, école renommée en Sciences Politiques, postes engagés dans la transition écologique. J’avalais les marches de l’escalier quatre à quatre🥇. Une vraie guerrière.💪 Je drivais ma monture, sans compter les calories dépensées, à toujours chercher à faire la course en tête, me croyant invincible, en quête… De quoi d’ailleurs ?! C’était sans compter que ma cheville, elle, n’avait pas oublié la chute.
2014 : Alors que je prends conscience de ma relation toxique avec ma mère, enfermée dans la parentalisation, et animée par mon besoin de « couper le cordon », mes lunes🌛🩸 appuient sur le bouton pause⏸️. Presque automatiquement, ma médecin de l’époque me propose la pilule contraceptive. La solution court-termiste idéale pour continuer à « tracer » sans broncher. Encore un mouton de poussière de plus sous le tapis…
Le réveil :
2018 : Je m’installe en Vendée après avoir trouvé un travail qui me passionne, guidée par la soif de découvrir de nouvelles contrées marquées par l'histoire. Quelques mois plus tard, je me sépare de mon compagnon de l’époque, et après le petit footing habituel du dimanche, une douleur cuisante se réveille au niveau de cette fameuse cheville, sans raison apparente. Puis à la gauche. Me voilà réduite dans ma mobilité. S’en suivent une batterie d’examens, toujours plus anxiogènes à mesure que les résultats n’éclairaient aucune piste médicale probante : radiographies, IRM, du pied, du bassin, de multiples examens pour détecter une maladie auto-immune sans suite(…), de nombreuses séances de kinésithérapie, podologue, d’ostéopathie, chiropracteur (...). Rien à faire. Je me sens condamnée à regarder les autres marcher, courir, danser, rire, s’amuser, alors que je pleure à chaudes larmes de ne pouvoir me tenir sur mes pieds… et voire même de perdre pied. Mon dos finit lui aussi par se raidir, tandis que je peine à continuer mon travail, qui pourtant me passionne. Il faut dire qu’il supportait lourd en termes de charges, ce petit dos. A mon travail, déjà, mon directeur m'évoque l'idée d'aller consulter un "coupeur de feu". Je le regarde avec des yeux ronds, sans répondre, en me disant, un peu désespérée, "les médecins se font tellement rares dans ce désert médical au fin fonds de la campagne qu'ils s'en remettent aux charlatans ici ! ". Dominée par la peur de rester handicapée, alors âgée de 25 ans, des torrents de larmes viennent creuser mes joues.
Pourtant, à force de pousser les portes, quelques lueurs d’espoir brillent au loin✨ .
L’ostéopathe attire d’abord mon attention sur mon ventre, que je peine à écouter. Digne d’une usine à gaz, je me découvre intolérante au gluten, au lactose, à tout ce qui finit en « ose » (…) et sensible à une multitude d’aliments appelés « FODMAPs ». Mon petit ventre est en feu 🔥. Quasiment végétarienne par convictions, moi qui pensais m’alimenter sainement, en me penchant de plus près sur la naturopathie et la médecine ayurvédique, je réalise que mon dogmatisme écologique dessert ma santé et me coupe de la conscience de mes besoins physiologiques et nutritifs. Je commence à revisiter mon alimentation🍽️, non sans peur de ne plus savoir quoi ingérer sans enflammer mon corps. J’ai testé pas mal de régimes, perdu beaucoup (trop) de poids.
Cet été-là, une enseignante de yoga 🧘♀️ propose à la découverte des cours de yoga en plein air, dans un magnifique parc🌳. J’entends pour la première fois parler d’ancrage, d’équilibre entre ciel et terre, de chakras. A l’écoute du bruit du vent sur les feuilles des arbres🌿, du chant des oiseaux 🕊️, je me sens connectée à la Terre🌍, aux arbres, à la Nature. Je me sens émerveillée. La voute plantaire de mes pieds chauffe doucement et se détend au contact de la Terre. Je sens mon corps renaître, se comporter différemment. Je le sens autrement.
En quelques semaines, les douleurs se réduisent de moitié, mon esprit s’apaise. La magie ( ou l'âme agit) s'opère ✨.
Pour autant, même si je connais une nette amélioration, je ne peux toujours ni danser ni randonner avec mon amoureux de l’époque. Mon égo prend cher aussi. Moi qui m’étais habituée depuis des années à faire la course en tête, à partir à la guerre pour défendre mes convictions et mes valeurs, je me sentais si vulnérable. A la merci des jugements, un ami de mon ex-compagnon lance même un jour « ta copine, c’est un vrai hôpital ! ». (On l’embrasse !)
Je me sens comme prisonnière de ce corps à qui j’en veux tant de ne pas m’obéir. J’ai beau cravacher, la bête est rétive !! J’étais envahie de tant de peurs : de ne pas pouvoir progresser dans les hautes sphères de la fonction publique pour faire aboutir mes idées, de ne plus pouvoir travailler, de me retrouver sans toit et de devoir revenir chez ma mère (mon cauchemar de l’époque !!), d’être dépendante financièrement, de ne pas pouvoir voyager à ma guise, de ne plus pouvoir courir, randonner. De vivre dans une prison. Ô Désespoir !
Cette même ostéopathe qui avait attiré mon attention sur ma digestion m’avait également interrogée sur mon niveau de stress. Elle m’apprend à faire des respirations ventrales. Ce vocabulaire m’était jusqu’alors étranger. Plus tard, j’entendis parler du lien corps-émotions, puis de la fameuse « Bible » de 680 pages de Jacques Martel, le Grand Dictionnaire des Malaises et des Maladies, offrant des informations sur les causes des malaises et maladies liées aux pensées, sentiments et émotions. A ce moment-là, j’ai senti que je venais de toucher du doigt une nouvelle piste. Un nouveau chemin s’ouvrait à moi. Pour autant, je savais aussi que la route serait tout aussi longue que passionnante.
"Cela demande beaucoup de courage de laisser partir ce qui doit être et accueillir ce qui vient à nous sans résistance ni jugement" Nathalie Lefèvre – Diplômée de l’Univers
Et puis j’entends parler d’EMDR, de l’Effet Placebo de Joe Dispenza, d'EFT, une technique de libération émotionnelle développée par Gary Craig, je lis mon premier roman de développement personnel, « Quand la vague réalise qu’elle est l’océan », de Bruno Lallement. Je commence à sérieusement croire en mon potentiel d’autoguérison.
J’entame mon premier parcours d’accompagnement par une psychologue notamment spécialisée en EMDR et EFT.
En revisitant certains épisodes traumatiques de mon enfance, en particulier les conflits parentaux, dans lesquels j’avais été impliquée malgré moi, ou encore le cancer de ma mère, en évacuant la colère refoulée, bizarrement, la douleur cuisante à mes chevilles s’estompa rapidement, jusqu’à disparaître ! Peut-être que quelques vieux moutons moisis sous le tapis se sont envolés. Quand je réalise que j’ai le droit de dire non aux repas de famille avec mes beaux-parents de l’époque, mes crampes à l’estomac se font plus rares. Quand je finis par quitter mon copain de l’époque, ma fatigue s’estompe. Quand je m’autorise à poser mes limites, mon corps me dit MERCI🙏, tout simplement.
Et puis j’entends parler de l’hypersensibilité, qui touche en fait une personne sur cinq. C’est une caractéristique qui va bien au-delà de pleurer à tout bout de champ. Ce qui est loin d’être le cas pour bon nombre d’entre nous d’ailleurs.
Rapidement, je reprends pied. Au travail, je développe des projets avec lesquels je me sens alignée, je reprends le théâtre d’improvisation, la randonnée, je continue le yoga (…). Je remets rapidement ma casquette de "wonder girl". Je suis investie dans le magasin coopératif local. Ma vie sentimentale, par contre, elle, est très calme…
2022 : la 1ère récidive
Fin 2021, au retour d’un voyage itinérant, à cheval, dans les montagnes corses, je peine à atterrir. M’assoir de nouveau à ce bureau à la fenêtre avec des barreaux fait de nouveau couler des larmes. Face à certains projets non validés, ou qui échappent à mon contrôle, je ressens beaucoup de déception et de manque de considération. Ma tension cardiaque ralentit, le lever du lit se fait de plus en plus lourd, mon cœur ne trouve plus l’élan de battre avec entrain. Ma psy de l'époque interprète ma fatigue chronique comme le signe d’un ennui. Elle me convainc de retourner « à la civilisation », à la « ville. »
Mon naturopathe me recommande alors un magnétiseur. J’y vais sans conviction. A peine arrivée dans son cabinet, deux mots et je fonds en larmes, mois qui croyais pourtant avoir déjà fait le tour de mes traumas en psychothérapie.
Il me parle alors d’une formation au Reiki, une formation "ouvrir le canal", en vue d'apprendre à m‘autosoigner. Avec un élan du cœur qui m'était inconnu, j’accepte, sans réfléchir, ni trop y croire. Je passe le 1er niveau, puis le second. A chaque séance, je suis bluffée par les détails qu’il est capable de décrire sur ma famille, mon enfance (…). La rapidité de guérison des schémas répétitifs, des changements qui surviennent dans ma vie, m'interpelle. Je me sens fascinée par la vision de mon 3è œil qui m'apparaît dès que ferme les yeux. Cette petite voix, « l’intuition », se fait plus présente. Des rêves atypiques parcourent mon sommeil. Dès que je pense à une personne, dans les jours qui suivent, elle me contacte✨. Lorsque je cherche une place de stationnement en voiture, et que je demande à mes Guides de m'aider, une place se libère devant moi🪄. Je commence à tester ces nouveaux "outils", que ce soit dans mon travail ou auprès de mes proches. Et ça fonctionne en plus !! De nouvelles sensations émergent. Je sens une nouvelle chaleur dans mon cœur💚. Je ne cesse de m'émerveiller devant cette magie digne de Harry Potter🪄💜. Je garde ces nouvelles perceptions pour moi, par peur de passer pour une "illuminée", n'y croyant pas à 100% moi-même...
Entre temps, j'ai aussi l'opportunité d'être invitée par le Club des Jeunes Dirigeants Vendéen à la soirée Prestige "Vers le 5ème élément" où j'assiste à une conférence de Corinne Sombrun, une scientifique devenue chamane, ou encore de Maud Ankaoua, qui parle de synchronicités, d'intuition et d'énergétique. Je réalise alors "En fait, il n'y a peut-être pas que les charlatans et les gourous qui parlent de l'invisible ". 🤔
Je retrouve l’énergie🔥pour chercher un nouveau job, et surtout déménager. Avide de voyager et de découvrir le monde, j’aspirais à repartir en expatriation, mais au vu de tous les symptômes divers et variés dont je connaissais mon corps capable de manifester, je ne m’étais pas risquée au vaccin contre la COVID. Ce sera donc direction ma ville de cœur, Angers. Pour rejoindre un job avec lequel je me sentais cependant moins alignée. Les conditions offertes vibrèrent avec ma peur de manquer, ainsi que ma quête du « toujours plus », eurent raison de mes questionnements existentiels…
C’était oublier mon petit corps sensible et communicant… Deux semaines avant le déménagement, je me réveille avec une douleur cuisante dans le bassin… Tiens, bizarrement, il paraît que cette zone correspond au chakra racine… l’ancrage… la sécurité intérieure….
Je pratiquais pourtant quotidiennement le yoga, je tenais mon petit journal, je soignais rigoureusement mon alimentation. Les leviers étaient déjà actionnés. Comment faire alors cette fois?
Tant bien que mal, je parvins à déménager. Quelques âmes charitables me prêtèrent main forte le jour J 🙏. De nouveau, mon ego prit cher, car impossible pour moi de soulever le moindre objet sans risquer d'enflammer tout mon corps.
Ma prise de poste fut émotionnellement douloureuse. La chaleureuse ambiance vendéenne me manquait. Je fus catapultée sur des projets politiquement complexes, avec lesquels je ne me sentais pas alignée. Mais je décidai de me faire une raison, de courber l'échine, en me promettant de chercher autre chose une fois stabilisée… Après tout, j'entendis cette petite phrase maintes fois entendue dans mon enfance : "on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie"... Je serrai les dents, en bon petit soldat, je mis de l’huile dans les rouages des projets en déroute, jusqu’à mon arrivée, puis le succès fut au rendez-vous. Et puis on me proposa un autre poste, plus en résonance avec mes aspirations professionnelles. Je fis taire mes débats intérieurs. Je fermai à double tours la porte de monde "magique", et un peu "perché", qui s'était entrouverte. Je deviens par ailleurs la meilleure cliente de l’étiopathe, étant une abonnée aux torticolis et à la mâchoire bloquée...
Entre temps, un bras levé en faisant du yoga me valut une semi luxation de l’épaule. Tiens donc, celle-ci ne tenait donc plus sous le poids !
Quelques mois plus tard, essuyant une nouvelle peine de cœur, une chute de vélo réveille ma vieille entorse, sur la même cheville qu’en 2008. Des mois et des mois à me débattre, à me sentir seule. Moi qui étais revenue dans cette belle ville pour profiter de ma jeunesse, pré-trentenaire, me voilà de nouveau prisonnière. Je suis devenue la championne des cataplasmes d’argile, des massages plantaires. Rien à faire.
Entre temps, j’avais appris que j’étais hyperlaxe et que faire du yoga quand on est très souple, ce n’est pas l’idée du siècle! Contrainte d’arrêter la pratique, je conservai cependant l’aspect spirituel, d’autant plus éveillée par mes degrés de Reiki.
Le « hasard » m’amène à m’inscrire à des cours de chants, sans trop le savoir, sur des mantras sacrés 🕉️. Je m’y rends sans conviction. Le jour où je me suis retrouvée à chanter devant le symbole de la déesse indienne Kali, je sentis l’énergie de nouveau circuler dans tout mon corps, comme si quelque chose s’activait en moi. Je me sens comme transportée par les chants. Ils m’accompagnent alors quotidiennement. Je continue tout le cycle.
En parallèle, une amie me parle d’une autre pratique corporelle, la méthode Feldenkrais, qui vise à prendre conscience de ses mouvements, et d'explorer, à la manière d'un bébé. Je me rends à un week-end, puis à un stage d’une semaine en forêt de Brocéliande🌿. En dialoguant ainsi avec mon corps, je sens à la fois des douleurs se réveiller, et d’autres se sentir écoutées, puis apaisées. Peu à peu, je fais de belles rencontres amicales.
Au printemps suivant, mon corps a trouvé un nouvel équilibre. M’offrant de nouveau la liberté de gravir les sols de nouveaux paysages, les sommets de montagne, qui réveillent tout mon être.
2024 : nouvelle chute !
Ce n’est cette fois-ci pas une chute de cheval ni de vélo qui m’arrêta. Ce n’était pas assez pour m’arrêter dans cette quête du toujours plus. Mon mental était bien entraîné.
Un an que mes lunes 🌛🩸 s’étaient mises en pause ⏸️. Mon corps se fait de plus en plus fatigué, voire vidé. Je travaille toujours plus, acceptant avec enthousiasme tous les nouveaux projets qu’on me proposait, croyant trouver ma place. J’étais portée par cette croyance commune que plus je mènerais de projets réussis, et plus j’obtiendrais gain de cause. Une reconnaissance financière et un statut hiérarchique supérieurs, j’entends. J’avais cette trajectoire en tête : toujours gravir les échelons professionnels, pour me sécuriser. J'avais grandi avec cette idée qu'en tant que femme, pour être en sécurité, et me protéger du patriarcat, il était vital d'être capable d'être indépendante financièrement, idéalement dans un poste salarié, et prestigieux, tant qu'à faire. Et aussi pour atteindre cet objectif sociétalement commun : acheter ma propre maison et avoir les moyens financiers de pouvoir partir en vacances découvrir des lieux toujours plus dépaysants, et ensuite, espérer trouver l’homme de mes rêves pour fonder une famille (…). 👋Coucou les contes de fées modernes et films américains ! En fait, jusqu'ici, j'avais surtout appris à me barricader et mettre mon corps en danger ❌, plutôt que d'écouter mes besoins et poser mes limites💜.
Sauf que devant cette injonction sociale, mon corps freina de nouveau des quatre fers. Je n’étais pas si alignée que je le pensais, avec la manière dont j'employais mon énergie quotidiennement. Le matin, j’ai besoin de lancer une musique stimulante pour monter sur mon vélo et avaler les quelques kilomètres pour arriver jusqu’au bureau. Pourtant, je suis convaincue d’aimer mon travail. J’ai la sensation de réussir tout ce que je fais. On me propose toujours plus de projets, certains dont je perçois les incohérences, mais je courbe l’échine car j’entrevois des opportunités se dessiner. Je porte ma parole sur des strates politiques bien plus élevées qu’envisagé initialement. Je suis fière de ma réussite. Tout le monde parle de moi dans l'écosystème professionnel et me sollicite. Je me sens flattée, ou du moins, mon égo ! Mais mon corps et mon cœur, eux, dépérissent. Je perds du poids. Ma vie sentimentale est devenue un désert. Le besoin de faire du télétravail se fait ressentir de plus en plus fréquemment. Je me laisse tomber sur mon canapé faire une sieste dès que l’occasion se présente. Je tombe régulièrement malade. Mes allergies de printemps, dont j’avais oublié l’existence depuis de nombreuses années, font leur retour. Les réveils nocturnes et les palpitations s’ancrent dans mon cycle de sommeil. En télétravail, je me lève à l’heure de commencer. Je deviens irritable. Le bruit et les sollicitations de mes collègues m’insupportent. Je commence à me demander s’il est possible de travailler sans sentir cette fuite d’énergie dans mon corps. Je me surprends même parfois à espérer tomber malade pour être légitime à demander un arrêt de travail… Oui, j’avais besoin d’en arriver à là pour m’autoriser à m’arrêter…
Je commence à tirer la sonnette d’alarme avant les congés d’été. Mais au retour, je prends conscience que le peu d’énergie que j’ai récupéré n’est même pas suffisant pour subvenir à mes propres besoins. La joie est si loin de mon corps. Arrivée au bureau, devant mon ordinateur, je fonds en larmes, je ne comprends plus ce que je fais là. ❌ GAME OVER.
Un premier arrêt de travail de quelques jours n’a évidemment pas suffi à rattraper le déficit creusé depuis en fait plusieurs années. Car le problème est plus profond. La vraie question, que j’évitais soigneusement depuis toutes ces années, c’était pourquoi je me battais tant, contre qui ? Contre quoi ? Pourquoi tant de lutte ? La vie est-elle vraiment un combat ? Rappelons-nous que la suractivité est une fuite de soi…. 👋Coucou la poussière sous le tapis !
Nathalie Lefèvre - Diplômée de l’Univers "Peut-être que nous ne sommes pas venus sur Terre pour guérir, pour lutter ou nous améliorer, mais pour apprendre à vivre, pour cesser de survivre."
2025 : le deuil, les limbes, les gros travaux, le voyage intérieur 🕉️
Et puis l’évidence que j’avais besoin d’une vraie pause, de vivre le vide, s’imposa. Ça tombait bien, mon contrat se terminait début 2025 ! Après avoir versé des torrents de larmes, je me résignai à accepter cette décision qui, à l’époque, sonna comme une injustice dans mon cœur. Il était grand temps de passer le karcher 🌊 sous le tapis. D’assainir les racines. Une fois le deuil digéré, faire la place au vide… pour mieux se rencontrer… et renaître à soi 🐦🔥!
Voyages en solo en itinérance, accompagnement thérapeutique et énergétique, champ libre à ma créativité. La lunaison🌕reprit son cycle. Plusieurs voiles de l'illusion se levèrent. Beaucoup de remises en question. Des révélations sur des fausses croyances héritées du passé,qui me limitaient jusqu’à présent pour aller me rencontrer, dans ma sensibilité, à l’intérieur, dans mon cœur. Mes capacités extrasensorielles💫, jusque-là étouffées, muselées 🤐, par un mental très musclé, se développèrent puissance 10. Je récupérai certaines clés de compréhension🌈. Ma lanterne se ralluma avec une nouvelle flamme. L’énergie revint⚡. Le "Canal" s'éclaircit à mesure que je déblaie les voies sous le tunnel pour laisser passer la Lumière☀️. Je reprends peu à peu pied, je recommence à marcher, à petits pas ancrés. Non pas d'un pas pressant, mais d'un pas présent, à l'écoute des appels de mon corps à lever le pied ou à faire des pas de côté✨.
Printemps 2026 : le nouveau départ🐦🔥
A l’évidence, je me suis passionnée pour la quête de sens, la liberté d’esprit, la vérité. J’ai lâché beaucoup de peurs. J’accueille encore chaque jour ma vulnérabilité et ma fragilité, qui, loin d'être des poids, sont en réalité des trésors. Et je suis assurément encore en chemin !! 🌻
Je m’accepte avec mes zones d’ombres ⚫ comme de lumière☀️. Mon petit corps, plus sensible que jamais, sait toujours se faire entendre😉 et continue à m'enseigner🧐.
Une fois les racines et le terreau assainis, l’écologie intérieure 🍃devient une destination évidente pour moi💚.