A 20 ans, mon cycle menstruel a appuyé sur le bouton pause ⏸️.
Les lignes de la main, prophétie autoréalisatrice ? ou autosabotage hérité ?
Petite fille, je passais des heures et des heures à jouer au milieu de toutes mes poupées🪆 et à regarder des Walt Disney. J’ambitionnais de pouponner le plus vite possible, être maman au plus tôt, et avoir beaucoup d’enfants ! Et puis, un jour, ma mère s'amusa à nous lire les lignes de la main, mon frère et moi. Me concernant, elle prétendit ne pas voir de signes de potentielle grossesse sur mes mains. Allez savoir comment le cerveau et le corps d'une petite fille hypersensible traitèrent cette information ... !
Entre temps, j’avais vite assimilé le couple et la maternité à un [ENFER ME MENT].
Le début d’un nouveau cycle
La Pleine Lune brilla dans mon corps🩸au lendemain de mes 14 hivers, puis se manifesta de manière relativement anarchique par la suite.
Cette période de transition entre la petite fille et la jeune femme, cette rencontre avec le féminin, réveillait chez moi une certaine insécurité. A la même époque, ma mère était en rémission d’un cancer du sein…
Le temps d’une pause… ou de faire page blanche
A vingt ans, grâce au recul que mes études littéraires m'apportèrent, je pris peu à peu conscience de la nature parentalisante de la relation qui m’unissait à ma mère. Je pris mes distances avec elle. Mes propres règles appuyèrent sur pause. Peut-être les nouvelles restaient-elles à écrire ...?!
Je passai de nombreux examens, sans résultat probant. Ma médecin de l’époque me proposa la solution « classique », à savoir un traitement hormonal pour les déclencher artificiellement, puis une « mise sous pilule ». J’avoue avoir éprouvé, moi aussi, cette paradoxale fierté, que l'on peut observer chez les jeunes filles d'aujourd'hui, à ingérer ce comprimé quotidien. Étrangement, il est, en effet, relativement commun de voir ces adolescentes programmer l'alarme de rappel de leur téléphone, pour sortir victorieusement la tablette, en pleine soirée, entourées de leurs amis.
Mes questionnements sur la maternité, dans un monde traversant une profonde crise écologique 🌍
Entre temps, j’avoue m’être beaucoup interrogée sur la maternité. Militante écologiste🌍, je n’étais plus sûre de vouloir donner la vie sur une terre si polluée et dans une société prisonnière des grandes industries.
De nombreuses peurs me traversaient au sujet de la maternité, à commencer par celle de ne pas être une bonne mère. Le sujet n’était assurément pas clair dans ma tête.
Cette fameuse phrase « avoir un enfant, c’est comme un contrat à vie », me faisait froid dans le dos.
La liberté retrouvée
Au bout de 6 ans d'ingestion de la pilule, après une rupture amoureuse, je décidai de mettre fin à cette dépendance. Mon corps m’appelait à rejeter ce petit comprimé quotidien en exprimant un syndrome prémenstruel de plus en plus douloureux. Je m’interrogeais régulièrement sur ce lien de cause à effet entre la prise de la pilule, ma fatigue chronique et mes désordres digestifs, qui avaient peu à peu pris place dans ma vie depuis que j’avais entamé la 1ere plaquette.
Ma vie après la pilule :
Quelques semaines après cette libération, je redécouvris une partie vivante à l’intérieur de mon corps, qui avait été comme anesthésiée pendant ces 6 dernières années. Ma libido, mes émotions, mes sensations physiques. Mais également ma créativité, mon intuition. Cette partie « Yin », mon féminin. Un premier voile s’était comme levé devant mes yeux.
Le Syndrôme des Ovaires Polykystiques (SOPK)
En toute logique, le problème enfoui 6 ans auparavant refit surface : les mois passèrent, et mon cycle figurait toujours aux abonnés absents.
Quelques mois plus tard, je fis des examens de contrôle qui révélèrent une légère dystrophie des ovaires, soit un début de Syndrôme des Ovaires Polykystiques. Ce qui n’était évidemment pas le cas avant de commencer la pilule…
Puis j’en parlai à ma psy de l’époque. On vint déprogrammer en EMDR les mémoires limitantes cristallisées depuis cette fameuse scène des lignes de la main. Au même moment, le « hasard des rencontres » me fit croiser la route d’une magnétiseuse spécialisée dans le féminin sacré. Alors que je la consultai sans trop y croire, un mois plus tard, mon cycle🩸fit son retour 🙏 🙌!
Il fut régulier🙏, calé sur la lunaison 🌙, pendant 1 an.
Je refis d’ailleurs des examens qui révélèrent que ma dystrophie des ovaires s’était résorbée 🙏. Sans prétention aucune en médecine, j’ai envie d’envoyer ce signal d’espoir💡aux femmes qui souffrent de ce mal. Le SOPK n’est peut-être pas une fatalité, notamment s’il est accompagné par des médecines holistiques🌿comme la naturopathie, l’homéopathie, la médecine traditionnelle chinoise, l’énergétique et un soutien thérapeutique. Comme bien des maux finalement✨.
La récidive et Le burn-out
Entre temps, j’avais de nouveau chaussé mes baskets de "marathonienne de la vie". Le travail, les exigences que je m'y imposais et les engagements associatifs prenaient de plus en plus de place dans ma vie. Je n’avais toujours pas intégré que mon petit corps avait des limites😵… Le corps étant bien fait, si les ressources se tarissent, il active le mode « économie d’énergie ». C’est ce qui s’est passé cette fois-ci. J’étais littéralement coupée de mon corps.
Quand un circuit électrique est en surtension, certains fusibles sautent.
Ça veut dire quoi, une absence de cycle ? Le déséquilibre hormonal
On pourrait se dire, « finalement, cool, tranquille, plus de sang dans la culotte une fois par mois ! ».
Autant, les fois précédentes, je n’en avais pas souffert, autant là, c’était différent. Mon corps avait vidé ses réserves. Un cercle vicieux s’était installé. Mon utérus me boudait. C’est là que je découvris le rôle des œstrogènes, qui manquaient à l’appel chez moi.
Une carence en œstrogènes, ça veut dire quoi, concrètement ? De manière non-exhaustive, elle peut se traduire par les symptômes suivants ( pas toujours très glamour, n'est-ce pas?! ) :
- Sautes d’humeur, état dépressif
- Irritabilité
- Fatigue chronique
- Hypoglycémie, chutes de tension
- Sueurs froides nocturnes
- Sommeil agité
- Odeur rance de transpiration
- Réduction de la densité osseuse, inflammation des articulations, tendinites à répétition, syndrôme du canal carpien
- Ronflements nocturnes
- Peau et cheveux secs
- Photosensibilié
- Bouffées de chaleur
- Migraines
- Yeux gonflés
- Palpitations
- Fringales incontrôlables
- Et j’en passe !
Heureusement, j’étais déjà accompagnée par un naturopathe compétent. Les plantes et l’homéopathie furent mes alliées. En effet, ma médecin ne me proposa comme solution que de reprendre la pilule😵. Bien évidemment, loin de moi cette idée❌.
Mon cycle fit sa réapparition l’été de la même année ☀️. Puis se manifesta une fois de temps en temps. Comme pour envoyer des signaux d'encouragement, parmi les débris du grand chantier de rénovation intérieure 👋"Ouiii Bravooo ! Continue, c'est par ici le chemin !!"
C’est à cette période que je mesurai pleinement le sens et l’importance d’exprimer clairement mes limites, et les verbaliser de manière ferme et douce à la fois, sans honte ou crainte de déplaire... Un long cheminement vers ma souveraineté en tant que femme.
Ça veut dire quoi « avoir ses règles ? » Vers de nouvelles règles de vie :
Dans les courants de pensée holistique, on préfère parler de « lunes » plutôt que de « règles ». Pourtant, cette dernière appellation n’est pas dénuée de sens, selon moi.
J’ai eu la sensation qu’avoir ses règles, ou être « réglée », c’est comme adopter une ligne de conduite 📏. Voire définir sa manière de prendre sa place dans la société, en tant que femme. Une manière d’établir ses propres règles de communication, du relationner. Cette façon de signer ce contrat avec moi-même « je veux bien prendre cette règle de vie car elle me semble en cohérence avec mes valeurs et mes convictions ».
Le temps du pardon, pour instaurer de « nouvelles règles » du Jeu/Je :
« Être adulte, c’est avoir pardonné à ses parents. » Goethe
Pour autant, force est de reconnaître que cette phrase qui semblait si anodine à ma mère lorsque j’étais une enfant n’a cessé de me faire cheminer pour devenir celle que je suis maintenant. La vraie question à se poser était finalement « Pourquoi les femmes de cette lignée ressentaient tant d’aversion à l’égard du couple et de la maternité ? Pourquoi tant de femmes de cette famille sont restées célibataires, ou au contraire se sont enfermées dans des "couples-prison"? ».
Ses paroles n’étaient ni plus ni moins que des héritages du passé, de ce fameux transgénérationnel. Il était temps de les entendre, ces ancêtres femmes restées sans voix… ! Parfois, même sous couvert de bienveillance, nos aïeules.x nous transmettent des mécanismes limitants, issus de leurs propres expériences de vie, croyant nous protéger. Cette pensée limitante s'était cristallisée jusque dans mon corps.
En séance, avec ma guidance, je vous accompagne à lever les mémoires limitantes, héritées du passé, pour pleinement Etre VOUS.
Remercier pour les enseignements transmis par cette traversée initiatique
Je dois reconnaître que, fort heureusement, j’ai dépassé cette vision de la maternité que les Walt Disney nous enseignent. Mon chemin était assurément autre que celui de devenir mère avant même de devenir moi-même adulte, avec de nombreux enfants, comme ce fut le cas de mes aïeules.!
En effet, au-delà de relancer mon cycle, il s’agissait d’aller questionner, ce qu’est être mère au XXIème siècle, avec tout ce que cela incombe.
Conclusions :
Parfois nous pensons avoir soigné une blessure, après un travail thérapeutique, et/ou des épreuves initiatiques. Puis soudain, après quelques temps de répit et de cicatrisation, la douleur se réveille, plus lancinante encore que par le passé.
Le corps nous invite simplement à aller soulever une nouvelle couche, plus profondément encore que la précédente. Les blessures anciennes demandent du temps à guérir, et du courage, pour aller les soigner. Et la vie est si bien faite qu’elle sait nous présenter des situations pour nous amener à les assainir.
Ce chemin m’a enfin permis de comprendre que ce qui est parfois considéré comme des tares héréditaires ne sont ni plus ni moins des héritages de passé que nous sommes appelés à aller revisiter, nettoyer, au lieu de se résigner à les subir et les entretenir. Pourrait-on même parler de « régénération🍃héréditaire, ou transgénérationnelle » même ?💡
👉Autant d'outils précieux au service des personnes que j'accompagne aujourd'hui💫🪄
👉Je propose aujourd'hui des ateliers collectifs d’Écologie Intérieure [EAU💧Féminin🩸], destinés aux femmes, désireuses d'approfondir leur rapport à leur corps de femme, et d'aller soigner et comprendre leurs maux féminins.